Dernier jour au Cambodge et retour en France

Dimanche 22, Comme on dit toute bonne chose a une fin et il temps de retourner en France. Dans la journée on a prévu de passer la matinée et le début d’après midi à l’orphelinat.

Debout assez tôt pour profiter au maximum des enfants et à notre arrivée à l’orphelinat on s’est posé sur des tables pour jouer à des jeux de carte. L’ambiance était très conviviale et joyeuse, on profité des rires de enfants, de leur simplicité et leur bonne humeur.

Les jeux de carte

Les enfants qui s'amusent
Dans la matinée Mida, un grand orphelin est venu nous donner (Pierre, Tony et Dimitri)une lettre écrite en anglais. Dedans il nous remerciait au nom de tous les orphelins de la bonne humeur que l’on avait apporté, des activités que l’on avait organisé et nous disait qu’on allait leurs manquer et qu’ils étaient triste mais qu’ils ne voulaient pas nous dire au revoir. La lettre nous a beaucoup émue par sa sincérité.

Ensuite le repas du midi est arrivé et nous avions prévu de manger des sandwichs mais les nounous nous ont invitées à manger avec elles. Elles nous ont préparé un plat de pattes fris, des oeux brouillés, de la soupe aux herbes et du riz bien sur. La soupe aux herbes est le plat que mange les orphelins matin, midi et soir, c’est très fade et peu calorique. Le reste du repas était délicieux et nous avons beaucoup ries avec les nounous.

Les repas avec les nounous

Le repas avec les nounous
Dans l’après midi une bénévole infirmière nous a sollicité pour aller l’aider à soigner les enfants du bidon ville adjacent à l’orphelinat. Le bidon ville est un abattoir, l’odeur et la saleté allant avec, et malheureusement on a vu les habitants vivre dans des maisons en bois juste a côté et les enfants courir entre les animaux. Cette insalubrité provoque de nombreuses maladies de peau et très contagieuse, nous avons donc assisté l’infirmière pour soigner les plaits des nombreux enfants. Nous avons donc finit sur une note très négative du Cambodge mais qui est malheureusement réel et très répandu.

Les enfants du bidonville

Les enfants du bidonville
Nous sommes ensuite retournés à l’orphelinat pour dire au revoir aux enfants. Les adieux comme je l’expliquais au dessus on été rapide car ils ne voulaient pas trop souffrir de notre départ. Nous avons donc fait un tour de l’orphelinat pour faire un « bye bye » à tous les enfants que l’on croisait et un câlin à nos préférés. Le dernier trajet en Tuk Tuk a été très triste et nous essayions d’imprimer les dernières images de la magnifique et originale ville qu’est phnom penh.

Arrivée à la guest house nous avons finit de préparer nos valises. Vers 18h l’oncle de Dimitri qui vit au Cambodge dans la ville de Siemrep est venu à phnom penh pour des affaires personnelles et en a profiter pour nous emmener à l’aéroport. Le décollage a eu lieu à 20h25 et le trajet retour a été identique à l’allée pour finir par arrivée à Nantes à 15h00 au lieu de 13h30 le lundi pour cause d’un problème d’intempéries sur la gare d’Angers. Et oui à peine rentrés en France les « ennuis » commencent.

Et voila notre aventure est finit, on en a profité au maximum, on a découvert une autre façon de vivre, on a été émerveillé par des enfants fantastique et toujours souriants … Merci d’avoir suivit notre blog et on espère vous avoir fait rêver et peut être motivé pour aller le visiter. Mais aussi à travers ce blog et notre aventure on parle des orphelins et de l’aide qu’ils ont besoin, alors parler d’eux autour de vous pour encourager un parrainage ou organiser une action bénévole sur place… Si vous voulez plus d’informations sur notre aventure, sur l’association, sur le parrainage, sur le Cambodge, sur tout autre chose ou si vous voulez plus de photos n’hésitez pas à me contacter à l’adresse suivante : tony_morvant@yahoo.fr

Merci de votre intérêt pour ce blog et vive le Cambodge !

 

Goûter à l’orphelinat

Samedi, on se lève tranquillement à 8h, pour se diriger vers le marché central afin d’acheter les fruits pour la salade. Toujours la même ambiance, un grand bazar avec un mélange d’odeur tout aussi impressionnant qu’écœurant. Nous y achetons des ananas, des oranges du pays, des bananes, des pastèques, des fruits de la passion, et des fruits dont nous ne connaissons pas le nom mais dont le goût est succulent. Nous avons aussi profité de l’occasion pour nous acheter des vêtements ainsi que des souvenirs. Tout cela terminé nous sommes rentrés à la guest house pour découper les fruits et préparer les gâteaux au chocolat et aux myrtilles que nous avions achetées la veille. Cela nous a pris environ deux bonnes heures et un quart d’heure de vaisselle.

une hallée du marché central

Les fruits du marché central

Les gâteaux

Les salades de fruit tout juste finit
Une fois terminé en route pour l’orphelinat où nous attendaient les enfants. Lors de notre arrivée nous nous sommes installés et avons commencé à appeler les enfants, et en 10 minutes tout le monde étaient là avec leurs assiettes et leurs couverts prêt à manger. Le service commença, Tony et Dimitri aux crêpes, les nounous à la distribution de parts de gâteaux et de la salade de fruit, et Pierre aux services de la boisson. Nous avons alors pu assister à une multitude de « merci beaucoup », « awkoun chran » et « thank you », de la part des enfants, qui avaient le sourire aux lèvres en voyant toute cette nourriture. Une demie heure après il ne restait plus rien, tout avait été mangé, à notre grand plaisir.

Nous avons ensuite offert une radio/cd à nounou Srey qui n’en avait pas auparavant et avons offert une nouvelle lampe torche à nounou Niep, qui nous avait apporté la sienne la veille car elle ne fonctionnait plus. Nous avons été gentiment remerciés, avec des tentatives de mots français et des rires.

Le gouter
Puis nous sommes allé voir les enfants qui après manger étaient retournés à leurs occupations, nous avons vu un petit groupe de jeunes enfants en train de danser et de chanter sur l’aire d’une musique Khmer. Les petites stars voyant qu’elles avaient un peu de public, ont pris une casserole et ont fait la quête en fin de concert, ce qui les a beaucoup amusés. Nous sommes ensuite rentrés à la guest house afin de préparer nos valises pour le départ du lendemain soir.

Les petites stars

Portes savons et dialogue avec les enfants

Vendredi 19. Objectif de la journée, installer des portes savons et finir les prises de vidéo pour notre film. Ce matin, il nous fallait d’abord quelques matières premières. C’est toujours un moment lymphatique car il faut expliquer ce que l’on veut au tuk tuk man en espérant qu’il nous conduise à la bonne boutique, ensuite la relation avec les commerçants est laborieuse mais très amusante. Deux tubes inox, deux cadenas et un tuyau plastique de 1m de longueur ont fait notre affaire.

Le tournage de la présentation du pays, des orphelins du Cambodge et de l’association Eléphant blanc a été fait devant le palais Royal. Pierre a joué le rôle de présentateur. Bien sûr, en tant qu’amateurs il a fallut faire plusieurs prises car Tony ne gère pas bien la caméra, Pierre ne parle pas toujours bien et le passage de touristes nous a perturbés. Mais c’est bon,  nous avons de quoi monter le film « Les enfants du Cambodge » demandé par la bourse Ulysse (Mairie de la ville de la Roche Sur Yon)

Présentation du film

Nos courses et les prises vidéo finies, direction l’orphelinat et directement on a commencé la réalisation de nos portes savons. Le principe est de fixer des supports au dessus des lavabos permettant le remplacement des savons mais verrouillables pour en empêcher le vol. Notre idée a été de percer les savons et de les enfiler sur une barre inox par l’intermédiaire d’un tuyau plastique, un cadenas immobilisant ensuite cette précieuse installation. Ce montage a nécessité l’aide de quelques enfants qui nous ont apporté une scie et une masse pour tordre et couper les barres inox. Désormais les enfants pourront se laver les mains avec du savons.

Portes savons

Dans l’après midi on a Commencé par interviewer Lulu (bénévole) qui reste 5 mois dans l’association et qui connait bien les enfants ainsi que le langage Khmer. C’est le troisième interview de notre film qui parlera donc du quotidien des enfants à l’orphelinat. Les enfants s’étant attroupés par curiosité, nous leur avons demandé de chanter une chanson Khmer pour agrémenter notre film. Ensuite Tony et Dimitri sont allés retendre les fils à linge que l’on avait construits précédemment car avec la pluie la corde s’est détendue. Pendant ce temps Pierre a accompagné les jeunes enfants à la bibliothèque pour diverses activités.

Interview de Lulu

Fil à linge

Lors des jeux et des moments de détente, nous dialoguons autant que possible avec les enfants et nous avons compris qu’ils pensaient beaucoup à l’avenir. Certains  sont déjà fixés sur leur futur métier tels que Sothy qui veut devenir architecte, Visal médecin et Sok Leng ingénieur. Ils expliquent cela avec les yeux qui brillent et une détermination sans faille en nous décrivant par quel chemin scolaire ils allaient y arriver. Au sein de l’orphelinat ils ont une chance d’y arriver, ce n’est pas eux qui abandonneront mais il est à craindre que le manque d’argent les limitera.

Nous faisons donc appel  à vous pour des parrainages. Eléphant blanc demande 300 euros par ans pour payer la scolarité d’un enfant mais aussi pour payer les infrastructures communes de l’orphelinat. Ce parrainage, nous l’avons constaté sur place, arrive directement aux enfants et les aide réellement. Le parrainage c’est aussi une relation amicale avec un enfant, un dialogue avec lui aussi fréquent que possible et peut être une invitation à aller visiter le Cambodge. Pour plus d’information vous pouvez contacter Aline Fitte la présidente de l’association à l’adresse suivante: www.elephantblanc75@gmail.com

A 17h00 nous sommes partis de l’orphelinat direction le Lucky Market pour préparer un goûter d’au revoir. Ayant prévu des crêpes, des salades de fruits et des gâteaux, nous avons acheté les ingrédients pour les crêpes, de la confiture, du nutella et des préparations à gâteaux. De retour à la maison on a fait les crêpes, pour 120 enfants cela donne 3 litres de lait, 12 oeufs… Et c’est aussi plus de deux heures de cuisson.

Cuisson des crêpes

Finition de la peinture des toilettes et atelier écriture

Jeudi, levé à 8h, et direction l’orphelinat. Nous étions contents de retrouver nos nouveaux amis que nous n’avions pas vu depuis trois jours, de revoir leurs sourires et de jouer, rire avec eux. Après les retrouvailles, nous avons décidé de terminer la peinture des toilettes. Là, nous avons été agréablement surpris de voir que l’entrepreneur était venu finir son travail durant notre absence. Il avait donc coulé une dalle de ciment devant les sanitaires nettement plus propre que la terre et les cailloux, il avait aussi enterré les tuyaux d’eaux et avait effectué quelques finitions sur la première couche de peinture que nous avions effectuée. Cette fois ci, il y eu moins de volontaire pour nous aider, mais nous avons néanmoins fini dans les temps, c’est à dire juste avant que la mousson fasse des siennes. Dorénavant les 120 enfants disposent de huit toilettes propres et fonctionnelles et un peu plus accueillantes.

toilettes finit de peindre

L’après-midi nous avons assisté encore une fois aux galipettes des enfants, au foot et aussi au volley, le tout sous la pluie et dans la boue bien sur. Les garçons se sont aussi mis à faire des bombes à eau avec les ballons que nous avions rapportés, alors que les plus jeunes ce sont contentés de souffler dans les ballons et dans les sifflets, se fût un moment assez bruyant avec les coups de sifflet réguliers et les ballons qui éclatent. Toute cette animation naturellement provoquée était plutôt bruyante mais quelle ambiance, nous n’aurions pas voulu rater cela. un peu plus tard, au premier coups de tonnerre, tous les joueurs de volley se sont jetés à plat ventre sur le sol afin d’éviter la foudre, cette scène assez amusante nous a tout de même surpris, ne comprenant pas en quoi cela les protègeraient.

Décoration des ballons

Lpause entre filles avec les ballons

Trois filles qui jouent avec les ballons

Fuyant la pluie, nous nous sommes dirigés vers les abris où quelques enfants étaient déjà, et avons commencé a jouer avec eux. Les Kaplats ont donc pu faire leurs preuves, car plusieurs tours ont été aussi bien construites que détruites par les enfants, à leur plus grand plaisir dans les deux cas. Nous avons aussi eu le droit à une inversion des rôles, car les enfants nous ont appris à écrire nos prénoms en khmer. Ce fut une tâche assez difficile, surtout pour Dimitri, car chaque caractère de l’alphabet Khmer correspond à un son. Après un long quart d’heure et aussi quelques moqueries de la part des plus vieux au regard de la lenteur et l’application pour bien faire les lettres et les accents. Nos « professeurs » nous ont ensuite demandé d’apprendre l’écriture de nos prénoms pour le lendemain.

Les tours de Kaplas

Nous avons fini cette journée dans un petit restaurant, le Paddy Rice servant de succulents plats. malgré les prix très raisonnables pratiqués au cambodge, il nous a manqué quelques euros, nous avions souvent tendance à gérer nos dépenses en prenant chaque jour le minimum sur nous. Tony s’est donc sacrifié pour aller chercher de l’argent à la Guest House. L’incident étant clos, nous avons rapidement trouvé un tuk tuk pour rentrer,  mais avons encore subit le coup de la panne d’essence. La suite du trajet s’est faite à quatre sur une motodop en quelques minutes plutôt éprouvantes.

Séjour à Mondul Kiri

Dimanche 15 , un peu de stress à l’idée de cette « aventure » nous a assuré un réveil très matinal malgré que nous ayons réservéun bus qui part du marché central à 8h30, mais au rythme cambodgien cela donne 9h00. Après quelques minutes de recherche du bus nous voila partis pour un voyage de 10h00 (voyage aussi long que Francfort/Bangkok en avion) nous conduisant dans la province de Mondul Kiri à l’Est du Cambodge et à 512km de Phnom Penh. Nous avons alors découvert le monde rural avec ses rizières et ses terrains inondés à perte de vue, ses maisons en bois sur pilotis, sa population plus pauvre qu’en ville mais tout aussi souriante, ses nombreux animaux de ferme… Sur cette route qui ressemblait plutôt à un chemin, le voyage s’est accompagné de musiques (Clip Karaoké), de sketchs et de films khmers, mais aussi de quelques petits inconvénients tel que des chiens, des poules et des vaches qui traversaient la route au dernier moment, le chauffeur qui klaxonnait toutes sortes d’engins qu’il va doubler….

Cabane en bois et zone inondée

Un chien qui traverse la route

A quelques dizaines de kilomètres de l’arrivée nous découvrons une région montagneuse et couverte d’une magnifique forêt dense. Les difficultés ont alors commencé avec le bus qui ne montait plus les côtes qu’à 10km/h. Finalement nous sommes arrivés à Mondul Kiri sous la pluie à 18h00. Nous avons acheté des capes Cochonou et avons rejoint notre Guest-house. La chambre était très rudimentaire, douche avec une bassine et une casserole et de l’eau bien sur, murs translucides et non insonorisés (nous avions donc la télé Khmer en directe de la chambre de nos voisins). Nous sommes ensuite allés manger au « Khmer Kitchen », restaurant conseillé par un guide du Cambodge, rassurés par ce premier repas, nous y sommes retournés tous les matins et les soirs du séjour. Après le repas nous avions rendez-vous avec Tina, un guide conseillé par Kanitha (amie de la présidente de l’association) pour organiser les deux jours à venir. Nous sommes allés nous coucher à 10h00 dans des lits étonnements confortables qui étaient les bienvenus après cette longue journée.
La guest house

Arrivée à la Guest House sous la pluie

Le lendemain, lever à 7h40, petit déjeuner et c’est parti. Direction la savane, pour une excursion en pleine nature à dos d’éléphant. Afin de limiter les dépenses nous n’avons pris qu’un seul éléphant Pone, qui ne pouvait prendre sur son dos que deux d’entre nous. Ainsi la balade a commencé en direction d’un fleuve au fin fond de la vallée. Pierre marchait à côtéde l’éléphant alors que Dimitri était assis sur la nacelle de l’éléphant et Tony perché sur sa tête. La marche de l’éléphant était nonchalante et Pone nous surprenait à chaque pas, par sa stabilité dans des chemins de montagne escarpés et glissants, alors que Pierre patinait régulièrement. Nous nous sommes enfoncés dans une foret luxuriante, à l’abri de toute déforestation et où les seules traces humaines sont les cultures de riz très artisanales des paysans de la vallée. Les seuls sons rencontrés étaient les chants des oiseaux et des insectes, et l’absence de bruits de ville (motos, klaxon…) nous enfonçat encore plus dans l’ambiance de la forêt. Deux heures plus tard nous arrivions à un torrent.

Village de départ de la balade en éléphant

Tony et Dimitri sur l'éléphant

Vue sur la vallée

Une maison de paysan dans une vallée sauvage

Un arbre majestueux

Nous sommes descendus des éléphants, car des touristes nous ont rejoints à dos d’éléphants au cours du parcours, et directement leurs maîtres les ont débarrassés de leur nacelles afin de les laisser traverser le torrent pour aller manger sur l’autre rive. Pendant ce temps, nous avons profité du beau temps pour nous baigner et défier le courant du torrent. Mais cela nous a vite épuisés et nous avons pris notre pique nique sur l’une des rive. Après une bon repas les éléphants sont revenus pour prendre un bain dans le torrent et bien sur, nous les avons accompagnés. Au retour nous avons inversé les rôles sur les éléphants, c’est alors Tony qui s’est mis à marcher. La pluie a fait rage en fin de parcours, ce qui a fait trébucher Pone, à la grande frayeur de Dimitri. A notre arrivée au village un minibus est venu nous chercher et nous a déposés à notre Guest house vers 16h. ayant passé l’après midi sous la pluie, pour finalement nous protéger un peu, nous sommes allés dans un petit magasin y acheter des noix de coco, des parapluies et nous poser sur des sièges offerts par la gérante. Après le dîner nous n’avons pas traîné, plutôt motivés  par une longue nuit bien méritée.

Rampe pour monter sur les éléphants

Pierre et Tony qui prenne une douche avec les éléphants

Pause devant un magasin a attendre que la pluie passe avec une noix de coco.

Mardi 17 août, le réveil sonne à 7h40. Après ce sommeil réparateur et un copieux petit déjeuner nous sommes, pour changer, partis en motos dop découvrir la province de Mondul Kiri, Tony derrière un guide et Pierre derrière Dimitri sur l’autre moto. La première étape de notre parcours a été les cascades situées à 38km de Mondul Kiri. L’ambiance treck est très vite apparue à cause de certaines portions de chemin très boueuses. A notre arrivée aux cascades, Pierre et Dimitri avaient les jambes couleur terre, conséquence de leur manque d’expérience de la conduite dans la boue. Ce site se composait de 2 chutes d’eau l’une à la suite de l’autre. Nous avons marché 10 minutes pour atteindre le haut de la première cascade et nous avons tout de suite été impressionnés par la vue, le bruit et l’humidité. Ensuite, en contournant largement cette cascade, nous avons pu atteindre la seconde. Puis, après avoir descendu prudemment un  long escalier plus que raide, nous avons été récompensés par un spectale encore plus saisissant, la hauteur des rives et l’intensité de la chute d’eau donnant une ambiance sauvage, presque angoissante. Nous étions heureux et fiers d’être allés jusqu’au bout.

Les galères en Motodop

Dimitri et Pierre sur une motodop cela donne ça!

La première cascade

L'escalier qui mène à la deuxième cascade

La deuxième cascade

Le retour sur nos motodop  s’est fait en direction de la plantation de café. Les chemins ayant séchés le trajet se déroula bien plus facilement qu’à l’aller. Nous avons ainsi découvert les plants de café mais les grains n’étaient pas murs.Au milieu de la plantation, un restaurant bar traversé par un petit ruisseau donnait une ambiance paradisiaque. Nous avons commandé des nouilles frites et des poissons grillés assez chers mais délicieux. Après un courte sieste en hamac, pour notre retour, Pierre a pris les commandes de la moto en direction de Sea Forest. De cet endroit, nous avons été ébahis par le panorama incroyable offert sur la province de Mondul Kiri. Nous avons une fois de plus constaté l’absence totale de traces humaines. Un dernier détour sur une colline adjacente pour apercevoir la ville ainsi que sa piste d’atterrissage de terre rouge et nous sommes rentrés à la G house et avons passé une soirée très agréable avec Tina,  nous avons une fois de plus constaté la jovialité des cambodgiens.

Pierre et Dimitri qui découvre un plant de café

Restaurant de la plantation de café

Le lendemain, malgré un petit soucis financier, nous avons repris le bus et sommes rentrés à Phnom Penh en 3h de moins qu’à l’aller. Après quelques courses au marché russe et un bon petit repas, il ne nous restait plus qu’à faire de beaux rêves, il y avait matière….

Deuxième journée Water park et préparation de notre voyage touristique.

Samedi 13, deuxième journée water park. cette fois-ci les grands sont aussi venus, ce qui faisait environ 80 enfants. Le déroulement de la journée a été identique à  la première journée water park.

Lors de la préparation de notre voyage, nous avions convenu avec la présidente de l’association éléphant blanc de prendre 6 jours de repos, ainsi sur les quatre jours à venir nous allons visiter la région de Mondolkiri. Vous pouvez découvrir cette région en visitant le site de la guest house ou nous allons dormir: www.pichkiri-guesthouse.blogspot.com

Vous aurez bien sur un retour bien plus détaillé et imagé de notre aventure.

Peinture des toilettes

Jeudi 11, nous ne sommes allés à l’orphelinat que l’après-midi. Et les travaux de peinture nous attendaient. Encore ! dira-t-on, et oui nous nous sommes engagés et tenons à assumer cette mission qui est malgré tout plaisante grâce au soutient des enfants.

Ayant besoin de peinture  pour les portes des toilettes nous sommes passés chez ce marchand de peinture que nous commençons à bien connaitre mais il ne nous a toujours pas fait de prix. Lorsque nous sommes ensuite arrivés sur le pont qui traverse le Mékong, Le Tuk Tuk a calé. Le conducteur a regardé sa moto, on a supposé qu’il y avait un petit problème et que cela allait repartir mais il a fallu pousser puis nous avons pu remonter pour profiter de la descente mais arrivé en bas il s’est arrêté et très simplement le conducteur est allé chercher de l’essence. Nous avons compris que ce n’était qu’une panne d’essence quine perturbait pas notre chauffeur, il fallait juste l’attendre… cela se passe comme ça.

A l’orphelinat, après notre petit tour habituel pour saluer tout les enfants nous avons vu que le groupe de bénévoles du matin avait construit une deuxième étagère plus grande pour l’infirmerie. Et dans l’après-midi elle a été peinte en rouge, vert et jaune par deux bénévoles.

Nounou Gneup  qui prend la pause avec la nouvelle étagère

Ensuite on s’est dirigé vers les toilettes pour commencer la peinture et quelques travaux de nivelage.
L’entrepreneur à laissé un tas de terre entre deux toilettes, il a donc fallut le déblayer. De plus un tuyau d’arrivée d’eau qui relie les deux toilettes a été laissé jonchant le sol, une tranchée a donc été faite pour l’enfouir et le protéger.

Un enfant et Tony qui creuse la tranchée pour protéger le tuyau d'arrivée d'eau

Pour la peinture du bâtiment, la première étape a été de dépoussiérer les murs avec des seaux d’eau et des chiffons. Les enfants ont vite compris qu’on allait faire de la peinture et ils se sont jetés sur les rouleaux, il a fallu gérer. En effet chaque enfant faisait sa peinture dans son coin. L’après-midi n’a pas été de trop pour mettre la première couche de peinture beige sur les murs et la première couche de peinture bordeaux sur l’extérieur des portes. nous avons tous fini la journée pleins de peinture sur les mains et les vêtements, mais surtout les enfants qui ne se soucient pas beaucoup de leur propreté.

Pierre qui nettoie les murs des toilettes avec un seau d'eau

Tony et Sothy qui peignent

Un enfant qui peint

Le plaisir du nettoyage des rouleaux et des pinceaux nous est revenu car les enfants se sont éclipsés malicieusement. Pendant le retour en Tuk Tuk on s’est arrêté au Lycky market pour acheter des produits occidentaux car nos estomacs réclamaient un  changement  d’alimentation. A la Guest House nous avons organisé un chouette buffet (au regard de nos plats habituels) entre bénévoles.

Demain nous profiterons de notre journée repos pour visiter le musée du Génocide, il n’y aura donc pas d’article.

Journée au water park

Une journée un peu spéciale nous attend ce mercredi 10 août, nous allons la passer au parc aquatique avec les jeunes garçons et filles de l’orphelinat. Départ prévu à 9h mais un peu retardé a cause d’une livraison tardive des sandwichs. En attendant nos avons pu commencer à nous amuser avec les enfants tous excités à l’idée de passer une journée comme celle là. Nous avons remarqué que la plupart d’entre eux c’était même mis sur leur 31!

Voici le bus et il nous parait étrangement petit pour transporter 40 enfants et une douzaine de bénévoles. Effectivement, nous avons du nous serrer avec un enfant sur les genoux et pour ajouter à la « pénibilité » du trajet, la télé du car diffuse des clips khmers quelques peu spéciaux. Après avoir traversé un partie de Phnom Penh, le bus s’est dirigé vers un chemin en terre plus cahotique. C’est donc avec soulagement que nous sommes arrivés devant le parc.

Les enfants qui cours vers le bus
Les enfants et les bénévoles dans le bus
L'entrée du Water Park

Mais là nous avons été assez surpris par l’aspect quelque peu vétuste de la structure. Les attractions paraissaient d’une autre époque, assez usées et parfois des pneus de scooter étaient utilisés pour les attractions. En approchant d’un peu plus près nous avons découvert que la pureté de l’eau paraissait douteuse. Mais les autres bénévoles nous ont vite rassurés en plongeant sans aucune retenue avec les enfants. Nous n’avons donc pas tardé à faire de même. La piscine n’était vraiment pas très profonde mais cela suffisait au bonheur des enfants. Quelques petites glissades sur le petit toboggan et un peu de tyrolienne au dessus du bassin pour commencer, puis au tour des grands toboggans. Leur état ne nous rassura pas tellement. Mais une fois encore, voyant les enfants s’élancer d’en haut et descendre à toute vitesse en hurlant, nous avons mis de côté nos appréhensions et leur avons emboité le pas (la glissade plutôt…). Pour gagner en vitesse et donc en adrénaline les enfants utilisèrent différentes techniques. Ils commencèrent a utiliser des tapis et des bouées pour glisser plus vite puis nous demandèrent de les accompagner pour se mettre à 2 voir 3 sur un tapis, ce qui au début agaçait un peu le « maître nageur » mais il fut assez vite dépassé par la situation. Il ne voulait certainement pas se fatiguer à tenter de faire valoir son autorité.

Les filles qui descendent du grand tobogan
Un enfant qui descend le grand tobogan avec un tapis
Le petit tobogan
La tyrolienne

Enfin arriva l’heure du repas: sandwichs pour les enfants et entrées de riz noir ou de pâtes préparées la veille pour les accompagnateurs. L’après midi fut plus tranquille pour nous même si les enfants continuaient de s’éclater sans relâche.  Nous avons préféré nous reposer un peu avant quelques dernières descentes.

les filles qui mangent leurs sandwichs
Nounou Srey qui mange son sandwich

Le retour de cette sympathique journée a été aussi pénible inconfortable que l’aller, visiblement il n’y avait que nous que cela dérangeait, c’est le quotidien des cambodgiens. Vu la frénésie et l’énergie dépensée par tous, il est probable que nous ne serons pas les seuls  à tomber de sommeil ce soir…

Interviews et atelier peinture

Mardi 9 août, nous partons de bonne heure à l’orphelinat pour commencer nos interviews. En effet Aline Fitte, la présidente de l’association que nous souhaitions interviewer, allait quitter Phnom Penh prochainement, il fallait donc trouver le moment opportun où elle serait disponible.

Mais tout d’abord quelques petits travaux manuels. Écrasement des morceaux de briques dans la cours de l’orphelinat pour éviter la boue sous un grosse chaleur malgré l’heure matinale. Puis présentation de futurs travaux à faire: peinture des portes et façade des toilettes et quelques arrangements autour.

Et enfin l’heure de l’interview, préparation du matériel de prise de vue et de son, de l’équipe « reporters » et le choix des personnes à interroger. Le premier interview concernait uniquement Aline sur le fonctionnement de l’orphelinat et de l’accueil des enfants. Cette première séquence a été réussie sans trop de reprises. Le second interview avait pour objectif de comprendre les jeunes qui vont bientôt quitter l’orphelinat. Le jeune choisi pour cette interview ne parlant pas français il était donc assisté d’Aline Fitte pour la traduction.Nous avons été assez satisfait du déroulement de cette « épreuve » pour tous ainsi que des informations que nous avons recueillies.

Interview de Aline Fitte

Interview d'un grand orphelin

Et comme on ne s’en lasse pas, retour au bricolage. Découpes de kaplas, ainsi que ponçage pour enfin continuer la peinture. Une fois de plus les enfants s’en sont donnés à coeur joie, notamment pour peindre. S’étant lassés des couleurs unies de la veille, les enfants ont cette fois-ci libéré leurs âmes d’artistes en dessinant divers motifs de couleurs variées. Certains on même écrit leur prénom sur ces petits morceaux de bois. Profitant de l’occasion, l’un d’entre eux a repeint son vélo de plusieurs couleurs. Et nous avons été une fois de plus impressionnés par l’ingéniosité de Thearith trouvant toujours une solution au moindre problème en quelques secondes.

Les kaplas de toutes les couleurs

Les kaplas de toutes les couleurs

Un enfant qui a profité de la peinture pour repeindre son vélo

C’est donc après une bonne matinée que nous quittons l’orphelinat. Après la pause déjeuner dans un fast food, nous prenons direction du marché russe pour quelques emplettes, essayages, négociations… nous commencions à nous sentir à l’aise.  Nous sommes finalement rentrés à la Guest house, ayant chacun plus ou moins trouvé notre bonheur mais pas bredouilles, il nous fallait rapporter quelques souvenirs tout de même.

Marché russe

Marché russe 2

En arrivant nous sommes allés commander nos repas chez un petit cuisinier non loin de là. Pour 3 très bons riz frits nous en avons eu pour la très modique somme de 4,5$.
Encore une journée bien remplie !

première couche de peinture

Lundi 9 août, une semaine de notre séjour est déjà passée. Ce matin Pierre est malade, il nous rejoindra certainement l’après-midi à l’orphelinat.

Nous sommes donc parti Dimitri et moi vers 9h pour rejoindre les enfants, les retrouvailles sont de plus en plus chaleureuses et ils nous ont accueillis avec de grands sourires. En faisant un petit tour de l’orphelinat pour dire bonjour à tous les enfants, les plus petits nous demande déjà de les faire « voler ». Ce petit jeu où on les soulève pour les faire tourner jusqu’au vertige parfois est devenu un incontournable.

Nos liens avec eux commencent à ce renforcer et la timidité de certains s’efface, en effet les filles qui était en retrait viennent nous dire bonjour ainsi que les plus grands qui jusqu’ici gardaient leurs distances. Une majorité des enfants connaissent nos noms en revanche, nous avons encore du mal soit à retenir vu le nombre important d’enfants ou tout simplement à prononcer.

Les travaux reprennent avec la première couche de peinture. Nous avons peint l’étagère de l’infirmerie en vert et une partie des kaplas en bleu. La précipitation des enfants pour la tâche nous a surpris et il a fallut que l’on stoppe le « chantier » pour installer du papier par terre et organiser les enfants afin qu’ils n’en mettent pas partout. Nous avions donc acheté de la peinture à l’huile afin qu’elle tienne bien dans le temps. Afin de donner de la gaieté aux objets à peindre, nous avons acheté du jaune, du bleu, du rouge et du vert ainsi que quatre pinceaux de taille moyenne.

Peinture en bleu d'une partie des Kaplas

Peinture en vert de l'étagère de l'infirmerie

Constatant dans la matinée que beaucoup d’enfants voulaient peindre, Lulu (une bénévole) et moi sommes allés acheter d’autres couleurs de peinture et des pinceaux de différentes tailles. De plus pour l’infirmerie il manque encore du rangement alors nous avons acheté du bois pour faire une autre étagère.

A notre retour à l’orphelinat les enfants avaient fini de peindre les kaplas et l’étagère. A la fin de tous ces travaux nous avons entrepris le nettoyage et le rangement du matériel, des pinceaux et des mains des enfants (à l’essence car elles étaient bien couvertes de peintures elles aussi…).

L'étagère et les kaplas finit de peindre

Vers 13h00 le groupe de bénévoles de l’après-midi est arrivé et celui du matin est parti. L’après-midi Pierre, requinqué, a participé à un cours de français. Les enfants n’ont pas un besoin crucial d’apprendre le français mais ils sont curieux et pour dialoguer avec les nombreux bénévoles c’est plus pratique. Le cours à consisté à la formulation de phrases simples mais où la difficulté pour eux était dans la prononciation. En effet dans leur langage Khmer ils n’utilisent pas du tout les mêmes son que nous, alors ils ont du mal à prononcer par exemple « Frère » car eux roulent les R, ceci dit ils s’en sortent plutôt bien. Les Cambodgiens et en particulier les filles sont fans des cours de français et assez assidus à l’école car ils savent que c’est la seul façon de sortir de la pauvreté.

Pierre est rentré plus tôt à la Guest house, nous laissant faire quelques taches ménagères et notre repas reconstituant du soir. Nous n’avons pas tardé à nous coucher car la fatigue s’accumule entre les activités avec les enfants et le climat auquel nous sommes encore à peine habitués.

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